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vendredi 24 avril 2015

Journalistes engagés, censure et courtoisie en Belgique



En Belgique, la liberté d'expression n'est pas celle totale des États-Unis.


Si la presse ne voulait pas subir la censure en Belgique, elle n'hésite pas à l'appliquer.
Ce qui semble pour le moins étonnant dans un État qui se revendique démocratique. Mais il y a démocratie et particratie qui correspond davantage à la situation politique belge.

Il s'agit d'une censure assumée par les journalistes de différents journaux francophones en ligne ( LeSoir.be, LaLibre.be, entre autres ) qui se pensent parfois "engagés". Ce qui n'est pas synonyme d'objectivité.

Le Soir ne se privant pas de pratiquer journellement cette censure "assumée" (selon son bon plaisir) qu'il devient possible de s'interroger sur le ou les buts poursuivis par cette pratique : manipulation de l'information, influences ou consignes reçues d'un parti politique ?...

Partisans plus que journalistes, liés à un parti politique ( Parti socialiste, Cdh... ), ou une idéologie serait sans doute plus juste.

 
Il est vrai que la démocratie en Belgique a ses limites lorsqu'on sait que les présidents des partis politiques ont le dernier mot pour former une majorité qui gouverne après les élections législatives belges ( suivies de longues discussions en semaines ou en mois pour savoir qui va avec qui ) pendant que les Belges émettent des hypothèses et... attendent.

Le choix d'une majorité et pas d'une autre choisie par les présidents de partis n'est pas laissé aux électeurs Belges.

Le pays serait-il en danger ou ingouvernable par ce choix des électeurs et pas un autre ?.


Il reste encore des progrès à faire en Belgique.
Si vous voulez participer à un débat démocratique, choisir un autre lieu reste une bonne option.

 Constitution belge... La théorie en Belgique ?.

Art. 19
La liberté des cultes, celle de leur exercice public, ainsi que la liberté de
manifester ses opinions en toute matière, sont garanties, sauf la répression des
délits commis à l’occasion de l’usage de ces libertés.


 Art. 25
La presse est libre; la censure ne pourra jamais être établie; il ne peut être
exigé de cautionnement des écrivains, éditeurs ou imprimeurs.
Lorsque l’auteur est connu et domicilié en Belgique, l’éditeur, l’imprimeur ou
le distributeur ne peut être poursuivi.



Le Soir - 3 avril 2016 - Cliquez sur les photos d'écran


Le Soir - 3 avril 2016
Le Soir - La censure en Belgique francophone : le Moyen-Age ?


Censure en Belgique, journaux : La Libre, Le Soir...


vendredi 6 novembre 2009

Démocratie à la belge







Palais Royal, Bruxelles


La Belgique est un pays divisé linguistiquement et culturellement depuis ses origines.

Les « problèmes » communautaires entre Wallons (population francophone minoritaire du sud) et Flamands (population néerlandophone majoritaire du nord) occupent une place très importante dans la vie politique belge et font quasi quotidiennement l’actualité des médias.

Cette division a conduit progressivement ce pays au fédéralisme.

Dans toute l’histoire de Belgique, la population belge n’a jamais été consultée sur ce qui constitue son avenir et ce qui détermine sa vie quotidienne, bien que la Belgique se présente comme une démocratie.

Tout le pouvoir reste dans les mains des partis politiques.

En Belgique, cela signifie dans les mains de quelques personnes dont le pouvoir est énorme : les présidents des partis politiques.

Une réalité qui s’éloigne de l’idée même de démocratie pour la remplacer par la particratie.

Cet état dirigé par la particratie conduit à ne pas savoir, après les élections, quelle sera la majorité qui va gouverner la Belgique fédérale puisque les partis politiques vont le décider entre eux, hors du contrôle du peuple, lors de réunions dites discrètes ou secrètes…

Les résultats électoraux deviennent alors des sondages d’opinion et les Belges attendent ensuite quelques semaines à plusieurs mois avant qu’on les informe du choix final des partis politiques (qui sera dans la majorité et qui sera dans l'opposition en faisant entrer, selon la volonté des présidents de partis, dans une majorité des partis qui devraient se trouver dans l'opposition et inversement).

Il n’est pas vraiment étonnant de constater alors que le référendum n’a jamais été adopté en Belgique.

A quoi servirait-il puisque la population se contente d’attendre les décisions des partis politiques ?.

Parmi ces partis politiques en Belgique, les opposants les plus déterminés au référendum sont le Parti socialiste belge francophone (PS) et le Centre Démocrate humaniste (CDH, ex-parti social-chrétien) que l’on trouve très souvent en parti d’appoint pour former une majorité avec le parti socialiste.

Ce qui n’empêche pas certains de se définir comme parti de la liberté, de l’égalité et de la fraternité (PS), sauf lorsqu’il s’agit de l’appliquer au plus grand nombre en permettant le référendum…

Une population passive se contentera facilement d’un ersatz de démocratie.

Le système politique « des amis des amis à tous les étages », du népotisme, des clans, des baronnies locales et des cumulards mis en place en Belgique et particulièrement en Wallonie, dominée par le parti socialiste depuis des décennies, devraient la satisfaire pleinement.

Démocratie à la belge (PDF). Belgique de la particratie (PDF) : 1, 2

Document (PDF). Lire plus : lien.

Belgique des divisions idéologiques : anticléricalisme (Université Libre de Bruxelles) 1, 2.

Belgique de la fiscalité (PDF) : 1, 2.

Le sud de Belgique (Wallonie) des plans... (PDF).

Belgique et enseignement supérieur (PDF).

Belgique et internet (PDF).

Belgique et travail (PDF).

Belgique en spectacle (PDF), (2).

Belgique en perspectives (PDF) : 1, 2

Belgique de la neutralité (PDF).

Belgique et CV (PDF).

Convictions et socialisme en Belgique (PDF).

Belgique des amis des amis (PDF), 2.

Belgique des cumulards (PDF).

Payer en Belgique (PDF).

Taxer en Belgique (PDF).

Forem et amis des amis à tous les étages en Wallonie (PDF).

Nos amis du Parti (socialiste) en Wallonie - sud de Belgique (PDF).

Wallonie (sud de Belgique) en chiffres (PDF) : Stratégie, 1, 2

Administration en Wallonie (PDF).

Investir en Wallonie ? (PDF), le cadeau (PDF).

Travail en Wallonie ? (PDF).

Prisons en Wallonie (PDF).

Mon opinion de lecteur...


lundi 8 juin 2009

On a gagné !


En Belgique francophone, tous les partis politiques déclarent "On a gagné".

C'est une habitude collective... Avant de se réunir (entre présidents de partis) pour décider de former une majorité, qui leur convient, parmis l'ensemble des coalitions possibles, hors du contrôle des électeurs.

Les Belges ayant participés à un grand sondage d'opinion obligatoire attendent ensuite des jours, des semaines... une majorité qui va gouverner. Mais laquelle ?. Celle décidée par les présidents des partis politiques. Ils feront entrer dans une majorité des partis qui pourraient se trouver dans l'opposition et inversement.
C'est la particratie qui dirige en Belgique.


Elections régionales du 7 juin 2009 en Belgique francophone (Parlement wallon).


32,77% (vote de 3,27 personnes sur 10)


23,41% (vote de 2,34 personnes sur dix)


18,54% (vote de 1,85 personnes sur 10)



16,14% (vote de 1,61 personnes sur 10)


PS : parti socialiste, MR : mouvement réformateur, Ecolo : parti écologiste, CDH : centre démocrate humaniste.

On a gagné ?.

Peut-être dire qu'il y a donc 67,23%, 6,72 personnes sur dix, qui n'ont pas voté socialiste pourrait déclencher une émeute en Wallonie et ternir la "victoire", donc il est recommandé pour 3,27 personnes sur 10 de chanter l'internationale...

Pour les autres partis politiques, le triomphe n'est pas davantage dans les chiffres.

Il n'a pas été mentionné les autres petits partis qui n'ont obtenu qu'une fraction de suffrage, mais qui ont aussi gagné parce qu'ils ont augmenté leur minime pourcentage des élections précédentes...

Qui a gagné alors ?. Lorsque les présidents des partis politiques en Belgique francophone auront choisi une majorité qui leur convient, on vous préviendra...

Une analyse sociologique des chiffres au sud de Belgique...

3,27 personnes sur dix sont favorables aux protégés du système socialiste (fonctionnaires, etc.) et ne cherchent pas un changement à une situation qui leur convient bien.

2,34 personnes sur dix pensent qu’il est possible de peut-être faire quelque chose et voudraient que ça leur rapporte aussi.

1,85 personne sur dix voit en l’écologie un peu d’air frais dans le système socialiste (aux dérives mafieuses) des clans, des baronnies locales, des cumulards… Ou une assez utopique alternative qui porterait une étiquette « de gauche ».

1,61 personne sur dix voudrait soutenir une tendance qui se présente comme centriste et humaniste tout en s’alliant préférentiellement avec ceux qui s’enrichissent depuis des décennies sur la misère sociale et les plus démunis.

Lien.

Démocratie à la Belge (3) (PDF). Démocratie à la Belge (4) (PDF).
Démocratie à la Belge (5) (PDF). Démocratie à la Belge (6) (PDF).
Démocratie à la Belge (7) (PDF). Démocratie à la Belge (8) (PDF).

Ailleurs, le 7 juin 2009 ?. Document (PDF).


samedi 17 mai 2008

Belgique, le silence tue

Plus de dix ans après l'affaire Dutroux et les enlèvements et assassinats d'enfants qui avaient marqué les esprits en Belgique : "Plus jamais ça".
Un nouveau drame, l'enlèvement et l'assassinat de deux autres enfants (7 et 11 ans) vient de se produire, à nouveau, en Belgique (dans la ville de Liège, au sud du pays).


La Chambre des Représentants Belge, restée muette pendant plus d'une décennie après l'affaire Dutroux, sur l'adoption des peines incompressibles qui mettraient les pédophiles criminels et autres auteurs d'actes particulièrement odieux et graves à l'écart de la société (et de la récidive) pour une longue période n'a-t-elle pas, elle aussi, une lourde responsabilité dans ces drames ?.

Le jour des funérailles, ils sont venus, ils sont tous là... les représentants, membres de la Chambre, des partis politiques belges francophones: le parti socialiste (PS), le centre démocrate humaniste (CDH), le parti écologiste (ECOLO)... Pour dire quelques mots devant les caméras de télévision... Sans grande émotion.
Lien : Document PDF, et en France ?.
Ici.

Comment la Belgique législative a-t-elle réagit à l'affaire Dutroux ?. Avant ?. Après ?.

Si on consulte le site Belge de la Chambre (
www.lachambre.be) on constate que les propositions de loi sur les peines incompressibles proviennent d'une seule famille politique. La famille libérale.

Ces propositions sont disponibles ci-dessous au format Adobe PDF.

Peines incompressibles en Belgique, propositions de loi :
1, 2, 3.

P. Gillon - 07/07/2006 - Lien
_____________________

Faire le point en 2008

En Belgique, le parti socialiste francophone (PS) s'est toujours opposé aux peines incompressibles avec l'argument que les peines étaient déjà incompressibles en Belgique !!!.
Ou que la prison à vie n'était pas une solution.
Ou que le système pratiqué aux Etats-Unis n'avait pas réduit la criminalité (sans parler de l'application de la peine de mort aux Etats-Unis considérée comme la barbarie absolue en Belgique et impossible ici).

Cela même après l'affaire Dutroux qui a ému la Belgique.

Ce qui fut repris par d'autres, y compris par certains membres de la magistrature, en vertu des principes "de gauche".


La présence de ce parti politique dans le gouvernement fédéral belge rendait donc une modification de la législation belge vers l'adoption de peines incompressibles en Belgique quasi impossible, d'autant plus avec une ministre de la justice socialiste francophone (PS).


Une réalité politique et aussi une position idéologique. Savoir plus (PDF).

Les Belges pensaient peut-être voir l'alliance politique se faire générale pour concrétiser rapidement le "plus jamais ça" de la majorité de la population après l'affaire Dutroux dans les textes de loi.

Il n'en fut rien.

La Belgique n'étant pas à la pointe en matière de tueurs en série, certains pouvaient penser avoir vécu le pire (l'affaire Dutroux).


Il n'en fut rien.

Une question : Puisqu'il n'existe pas en Belgique de peines incompressibles et de perpétuité réelle, la détention reste limitée dans le temps même pour les crimes les plus graves et les récidivistes... Quand Marc Dutroux sera-t-il libéré ?. Savoir plus (PDF).

Il reste une constante en Belgique.
La présence du parti socialiste francophone (PS) dans le gouvernement fédéral même lorsqu'il est un des perdants des élections législatives belges de juin 2007.


Personne ne pense à une modification des textes législatifs pour "plus jamais ça".



Belgique

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Belgique 27 janvier 2008
Débat "Mise au point" (émission de la télévision belge francophone) : les récidivistes sont-ils libérés trop tôt ?.

La prison inhumaine en Belgique ?. Lire (PDF).

Comment éviter la récidive ?. En France, par la loi de rétention de sûreté. Lire (PDF).
Sur initiative du Président Sarkozy.

mercredi 21 novembre 2007

Où sont les députés socialistes wallons ?


L'absentéisme au parlement wallon pose problème. Particulièrement l'absentéisme des députés wallons socialistes qui forment la majorité actuelle avec le parti de centre gauche CDH (Centre Démocrate Humaniste).


Mais où sont les députés socialistes wallons alors qu'ils devraient se trouver au parlement wallon ?.

Quelques pistes possibles :
  • Avec leur maîtresse
  • Avec un(e) prostitué(e)
  • Dans un restaurant de luxe
  • Déguisés en SDF pour manger gratuitement aux Restos du Coeur
  • Avec leur chauffeur pour parler de la lutte des classes
  • A la pêche
  • A la chasse
  • En Russie, pour un retour aux sources du socialisme
  • Dans leur villa du sud de la France

    On peut facilement les comprendre... Qui aurait encore envie de sauver le système des amis des amis à tous les étages en Wallonie (sud de Belgique) ?.

    Lire le document joint (PDF) pour en savoir plus.

lundi 30 avril 2007

La Belgique ?. Une particratie



La Belgique... Une particratie



"Il est plus facile en Belgique pour les Présidents des partis politiques de faire parler d'eux avant les élections que de demander l'avis de la population après..."

En Belgique politique, on aime rester entre soi en évitant de demander l'avis de la population puisque le référendum n'existe pas dans ce pays.

Particratie ? : La toute puissance des partis politiques (des Présidents des partis politiques). Devenir ministre sans être élu. Distribution "entre amis", fils et filles de untel ou untel du parti untel, des (meilleures) places... et aussi sur les listes électorales,... Accords entre partis avant les élections pour former des majorités, des gouvernements, après avec untel parti plutôt qu'un autre,...

Généralisation du système des amis des amis à tous les étages et des copains d'abord. Clientélisme, copinages,...

Pratiques amplement décrites dans les médias comme s'il s'agissait d'une norme à respecter ("Si je ne suis pas bourgmestre de ..., je quitte le parti". Etc...).

De plus, le référendum (consultation populaire) n'existe pas en Belgique : le choix politique s'impose toujours. Modification de la Constitution pour l'adoption du référendum rejeté à la Chambre des Représentants par le parti socialiste (PS) et le parti Centre Démocrate Humaniste (CDH).
Voir.

Ce qui pose la question de la réalité de la démocratie en Belgique bien que ce pays se présente comme une démocratie. En ajoutant le qualificatif représentatitive (on décide pour vous puisqu'on vous représente).
Il y reste plus facile pour certains d'aller faire visiter un ancien camp de concentration en Allemagne (socialistes) et pour d'autres de se qualifier de démocrates humanistes (parti CDH) que de voter en faveur de l'adoption du référendum au Parlement Belge...

Il est assez étonnant d'encore aller faire la file devant les sièges des partis politiques avec des demandes et des revendications lorsqu'on connaît le fonctionnement de ce système. Mais le connaît-on ?.
Même si l'électeur en Belgique ne fait que valider le choix effectué par un parti politique, il n'a aucune garantie que son choix ne sera pas infirmé par les retournements d'alliances entre partis après les élections... Pour affirmer encore plus la particratie ?.

Une consolation pour la population belge ?. Le vote est obligatoire.


P. Gillon - 24/04/2007