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lundi 8 juin 2009

On a gagné !


En Belgique francophone, tous les partis politiques déclarent "On a gagné".

C'est une habitude collective... Avant de se réunir (entre présidents de partis) pour décider de former une majorité, qui leur convient, parmis l'ensemble des coalitions possibles, hors du contrôle des électeurs.

Les Belges ayant participés à un grand sondage d'opinion obligatoire attendent ensuite des jours, des semaines... une majorité qui va gouverner. Mais laquelle ?. Celle décidée par les présidents des partis politiques. Ils feront entrer dans une majorité des partis qui pourraient se trouver dans l'opposition et inversement.
C'est la particratie qui dirige en Belgique.


Elections régionales du 7 juin 2009 en Belgique francophone (Parlement wallon).


32,77% (vote de 3,27 personnes sur 10)


23,41% (vote de 2,34 personnes sur dix)


18,54% (vote de 1,85 personnes sur 10)



16,14% (vote de 1,61 personnes sur 10)


PS : parti socialiste, MR : mouvement réformateur, Ecolo : parti écologiste, CDH : centre démocrate humaniste.

On a gagné ?.

Peut-être dire qu'il y a donc 67,23%, 6,72 personnes sur dix, qui n'ont pas voté socialiste pourrait déclencher une émeute en Wallonie et ternir la "victoire", donc il est recommandé pour 3,27 personnes sur 10 de chanter l'internationale...

Pour les autres partis politiques, le triomphe n'est pas davantage dans les chiffres.

Il n'a pas été mentionné les autres petits partis qui n'ont obtenu qu'une fraction de suffrage, mais qui ont aussi gagné parce qu'ils ont augmenté leur minime pourcentage des élections précédentes...

Qui a gagné alors ?. Lorsque les présidents des partis politiques en Belgique francophone auront choisi une majorité qui leur convient, on vous préviendra...

Une analyse sociologique des chiffres au sud de Belgique...

3,27 personnes sur dix sont favorables aux protégés du système socialiste (fonctionnaires, etc.) et ne cherchent pas un changement à une situation qui leur convient bien.

2,34 personnes sur dix pensent qu’il est possible de peut-être faire quelque chose et voudraient que ça leur rapporte aussi.

1,85 personne sur dix voit en l’écologie un peu d’air frais dans le système socialiste (aux dérives mafieuses) des clans, des baronnies locales, des cumulards… Ou une assez utopique alternative qui porterait une étiquette « de gauche ».

1,61 personne sur dix voudrait soutenir une tendance qui se présente comme centriste et humaniste tout en s’alliant préférentiellement avec ceux qui s’enrichissent depuis des décennies sur la misère sociale et les plus démunis.

Lien.

Démocratie à la Belge (3) (PDF). Démocratie à la Belge (4) (PDF).
Démocratie à la Belge (5) (PDF). Démocratie à la Belge (6) (PDF).
Démocratie à la Belge (7) (PDF). Démocratie à la Belge (8) (PDF).

Ailleurs, le 7 juin 2009 ?. Document (PDF).


mardi 23 décembre 2008

Démission du gouvernement Leterme 1er en Belgique et le système belge


Le Premier Ministre Yves Leterme a présenté au Roi la démission de son gouvernement ce 19 décembre 2008.





photo belga



Le gouvernement fédéral belge Leterme 1er : CD&V-CDH Open VLD-MR & PS est démissionnaire.

La composition de ce gouvernement fut des plus difficile.

L'entrée du parti socialiste belge francophone (PS) ne correspondait pas au résultat des élections législatives de juin 2007, le parti socialiste francophone étant un des perdants de ces élections.

Toutefois, en Belgique, le choix des Présidents des partis politiques s'impose toujours pour former des majorités.
Ce qui implique que les élections tendent à devenir de vastes sondages d'opinion qui permettent très souvent, en raison du mode de scrutin adopté en Belgique, de multiples combinaisons de partis politiques et devient une source d'instabilité politique puisqu'on ("On" c'est-à-dire les présidents des partis politiques peuvent faire les majorités hors du contrôle du peuple) peut faire entrer dans une majorité un parti qui devrait se trouver dans l'opposition et inversement. La Belgique peut donc être qualifiée de "particratie".

Suivant le processus habituel, le Roi a nommé un "explorateur" pour entrevoir la composition possible d'un nouveau gouvernement. Il s'agit d'un ancien Premier Ministre flamand ayant l'expérience des chutes de gouvernement : Wilfried Martens (CD&V).

Le système politique belge étant organisé pour le triomphe de la particratie à tous les étages, ce processus suit son cours.

Lien.