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vendredi 9 janvier 2015

Blasphème...


Blasphèmes... 

Les événements tragiques récents en France (le massacre perpétré au journal Charlie Hebdo) montrent le drame de l'endoctrinement et du fanatisme. 

Ce qui fait dire très justement à certains : "Quand on n'est pas démocrate, on n'a pas sa place dans une société démocratique". 

La question se pose de la cohabitation sur un même territoire de groupes aux religions et valeurs différentes et de l'influence des conflits étrangers sur les comportements. 

Les grandes divisions et conflits dans le monde ont pour origines la politique et la religion

La société qui se veut démocratique a pris pour principe d'avoir le pouvoir de traiter tous les sujets librement.

Ce qui ne change rien au fanatisme et à l'endoctrinement politique ou religieux qui peuvent y trouver les moyens de s'exprimer et de se répandre.
Ce qui peut aussi conduire à des drames qui ne seraient que le prix à payer à la liberté d'expression et à la démocratie.

Dans un monde globalisé où tout peut être acheté et contesté y a-t-il un espoir de cohabitation pacifique plus que par le passé ?. Vraisemblablement non.

Selon que l'on soutient les uns ou les autres, on s'expose à la vindicte de ceux dont les intérêts sont remis en question.

Si l'on ne ménage ni la politique ni la religion (déclarer ne pas avoir de religion devient aussi une religion), on s'expose encore plus.


Pour ceux qui n'aiment pas le blasphème et voudraient obtenir un avantage, un passe-droit ou sont pris d'une sincère repentance... 

Il reste la méthode ci-dessous (l'appel au(x) Parti(s), au système des amis des amis à tous les étages, aux clans, aux baronnies locales) très pratiquée aussi dans le sud Belgique (Wallonie).

Comment garantir l'avenir de nos amis et amis de nos amis ?
La carrière de nos amis : villes, provinces, communes, intercommunales...

samedi 28 avril 2007

Comment se faire des amis en Wallonie ?

Ou comment se faire des amis au royaume des amis des amis à tous les étages ?


La Wallonie ?.

La Wallonie, cette région sud de Belgique sous domination socialiste depuis des décennies, en retard de développement économique et aux taux de chômage records.

Elle reçoit les milliards d'euros des aides financières de l'Europe pour soutenir et renflouer un système qui favorise les amis des amis qu'il faut bien placer quelque part c'est-à-dire à la Ville, à la Province, dans les Intercommunales, Communes et Centres Publics d'aide Sociale, à la Région Wallonne, entre autres; où ils peuvent attendre la pension, assis sur une chaise derrière un bureau (aux frais de l'ensemble de la population).

Leur zèle socialiste n'aura alors de cesse que de placer les membres de leur famille dans les mêmes conditions en louant les mérites du socialisme et du Parti comme il se doit.

Les taxes, impôts et les milliers de formulaires administratifs suivent tout naturellement.


Pour les plus favorisés (par le Parti et les militants de toujours), ils pourront cumuler les places dans les Conseils d'Administration de sociétés publiques de distribution d'eau, d'électricité, de traitement des déchets, de logements sociaux, les intercommunales,... Récompense suprême à leurs convictions anti-impérialistes et sociales. C'est bien connu, pour les socialistes, "l'argent c'est le diable".

Tout ce monde se tient la main pour former des baronnies locales, des clans aux pouvoirs héréditaires (Vous êtes le fils de untel... Un sacré plus !).

Pour la cohésion de l'ensemble, il faut un maximum de volontaires pour suivre ce conseil parfois prodigué comme une menace : voter socialiste et fermer sa gueule...

Bien sur la promesse d'un logement social, d'un emploi, les nominations avant les élections aident au rassemblement de ceux qui veulent couler des jours heureux. C'est tellement banal qu'on ne devrait même pas l'écrire. Cela se fête le 1er mai, jour de la Fête du Travail, avec les représentants du Parti en chantant l'Internationale.

Donc, comment se faire des amis ici ?.

Comme la carrière en dépend, ils sont nombreux à se dire socialistes pour vivre comme des bourgeois sans en avoir le nom pour certains et pour obtenir les (plus grosses) miettes pour d'autres.

Ce système n'incite pas à l'effort et au changement, il convient donc d'en suivre les règles sans déplaire, (se) poser des questions au risque d'être qualifié «de droite», ennemi de classe, antisocial absolu...

Il va de soit que le chef ayant toujours raison, c'est un motif valable pour se cacher derrière les règlements, le Parti. Vouloir être le rouage d'une grande machine dont on ne sait pas très bien comment elle fonctionne, ce qu'elle produit et à quoi on sert pourvu qu'on n'en fasse pas trop pour voir venir le salaire en fin de mois.

Pour que le tout tienne en place, ne soit pas trop déprimant, il faut donner un sentiment de liberté qui fasse pendant à l'hypocrisie.

Rien de tel que les slogans mobilisateurs : "Personne, à aucun moment, ne doit être abandonné à son sort", "Quels que soient votre parcours et vos choix de vie, notre projet, c'est garantir votre avenir" (le Parti).

On oublie alors un instant qu'en plus de cinquante ans de socialisme la Wallonie connaît le retard de développement économique, qu'il y manque des logements sociaux, l'importance croissante du chômage et... les très confortables revenus de ceux qui font les promesses. Ce qui les placent du côté de la barrière sociale occupée par les nantis, preuve que le système fonctionne très bien et qu'il faut poursuivre la lutte pour une sociéte plus solidaire, plus égalitaire, plus fraternelle et... plus libre.

Ce ne sont pas les amis des amis à tous les étages qui demanderont et diront autre chose.

Bien entendu, quelques autres formations politiques suivent ce modèle. Il n'y a pas lieu de rester hors jeu et devenir infréquentable pour définir les collaborations possibles et placer aussi ses amis au royaume des amis des amis à tous les étages.

P. Gillon - 2005, 2007